Antigone ملخص أحداث القصة
Antigone
Résumé, indications et paratexte
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L’auteur |
Titre de |
Date |
Date de |
Genre de l’œuvre |
Personnage |
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Jean |
Antigone |
1944 |
1944 |
Pièce de théâtre |
Antigone |
Jean Anouilh, né le 23 juin 1910 à
Bordeaux et mort le 3 octobre 1987 à Lausanne,
est un écrivain français, auteur de nombreuses pièces de théâtre, dont la plus
célèbre est Antigone, relecture moderne de la pièce de Sophocle.
Il a écrit également :
o L'Alouette
o Le Voyageur sans bagage
Quand il écrit Antigone,
Anouilh se base sur deux tragédies de Sophocle : Œdipe
Roi, et surtout Antigone qu’il réécrit complètement pour lui donner un sens
moderne. Antigone est la fille d’Œdipe et de Jocaste, souverains de Thèbes.
Après le
suicide de Jocaste et l’exil d’Œdipe, les deux frères d’Antigone, Étéocle et
Polynice se
sont entre-tués pour le trône de Thèbes. Créon, frère de Jocaste est à ce titre
le
nouveau roi a décidé de n’offrir de sépulture qu’à Étéocle et non à Polynice,
qualifié
de voyou et de traître. Il avertit par un édit que quiconque osera enterrer le
corps du
renégat sera puni de mort. Personne n’ose braver l’interdit et le cadavre de
Polynice
est abandonné au soleil et aux charognards.
Seule Antigone refuse
cette situation. Malgré l’interdiction de son oncle, elle se
rend plusieurs fois auprès du corps de son frère et tente de le recouvrir avec
de la terre.
Ismène, sa sœur, ne veut pas l’accompagner car elle a peur de Créon et de la
mort.
Antigone est prise sur le fait par les gardes du roi. Créon, par son affection
pour
sa nièce, fiancée à son fils Hémon, et par besoin de tranquillité, use en vain
de tous les
arguments possibles pour amener Antigone à revenir sur sa décision. Excédé, il
lui
révèle que ses frères, Etéocle et Polynice, n’étaient que deux voyous également
indignes de son affection. Créon est obligé d’appliquer la sentence de mort
à Antigone.
Après un long débat avec son oncle sur le but de l’existence, celle-ci est
condamnée à
être enterrée vivante. Mais au moment où le tombeau va être scellé, Créon
apprend que
son fils, Hémon, fiancé d’Antigone, s’est laissé enfermer auprès de celle qu’il
aime.
Lorsque l’on rouvre le tombeau, Antigone s’est pendue avec sa ceinture et
Hémon,
crachant au visage de son père, s’ouvre le ventre avec son épée. Désespérée par
la
disparition du fils qu’elle adorait, Eurydice, la femme de Créon, se tranche la
gorge.
· LE PROLOGUE, « UN DECOR NEUTRE […] LA NOURRICE SURGIT»
Tous les personnages
sont sur la scène. Tout d’abord, le prologue présente le
personnage d’Antigone, princesse de Thèbes et annonce qu’elle va mourir à la
fin de la
pièce. Il présente ensuite, Ismène qui discute avec Hémon. Les deux sœurs,
Ismène et
Antigone sont diamétralement opposés, par leur caractère et leur physique :
Ismène la
belle et avenante blonde, Antigone la maigre et triste brune. Le prologue
raconte alors
la demande surprenante d’Hémon à Antigone. Puis il présente Créon (roi de
Thèbes),
Eurydice, le messager, et les gardes.
Enfin, le prologue pose
le contexte : à la mort d’Œdipe, Etéocle et Polynice se
sont vu attribuer le pouvoir de Thèbes l’un après l’autre. Mais ils se sont
entretués car
Etéocle refusait de passer le pouvoir à son frère. Créon décida alors
d’accorder des
funérailles à Etéocle et de laisser pourrir le corps de Polynice en dehors de
la ville
(ceci associé à une menace : la mort à celui qui l’enterrera), pour montrer
l’exemple et
faire régner l’ordre dans Thèbes
· 4H00 DU MATIN, LA NOURRICE SURPREND ANTIGONE, « LA
NOURRICE SURGIT […] ENTRE ISMENE »
Antigone s’est levée en
pleine nuit pour aller enterrer Polynice. Lorsqu’elle
revient elle est appréhendée par sa nourrice qui lui demande des comptes.
Antigone à demi-mots explique qu’elle est partie dans la campagne (sans avouer
son acte), sa nourrice s’inquiète et la soupçonne d’être allée voir un amant
alors
qu’elle est fiancée à Hémon. Antigone la rassure en lui disant qu’il ne
s’agit pas de
cela.
· ISMENE, ANTIGONE ET LA
NOURRICE, « ENTRE ISMENE […] ELLE
SORT VITE »
La nourrice est
stupéfaite et tourmentée qu’Ismène soit, elle aussi, debout à cette
heure si matinale. Elle part leur préparer leur petit déjeuner.
· DISCUSSION ENTRE ISMENE ET ANTIGONE, « ELLE SORT VITE […]LA NOURRICE,
ENTRE. »
Ismène et Antigone
conversent de l’envie d’Antigone d’enterrer Polynice.
Ismène explique qu’elle est contre, car Créon les punirait de mort et qu’elle
pense qu’il
a raison de faire cela car le peuple est derrière lui. Antigone ne veut pas
suivre Ismène
dans sa réflexion (Ismène ne veut pas mourir) et reste butée. Ismène essaye
alors de
convaincre Antigone de ne pas le faire puis va se recoucher.
· LE RECONFORT DE LA NOURRICE, « LA NOURRICE ENTRE […] LA
NOURRICE SORT »
Antigone recherche du
réconfort auprès de sa nourrice qui lui amène son petit
déjeuner. Ensuite, Antigone s’assure que sa nourrice s’occupera bien de Douce,
sa
chienne, et qu’elle la fera tuer si elle devient trop malheureuse. La nourrice
ne
comprend pas les propos d’Antigone.
· LA DEMANDE A HEMON, « ANTIGONE, COURT A HEMON. […]
ISMENE, EST ENTREE, APPELANT. »
Antigone s’excuse auprès
d’Hémon pour leur dispute de la veille. Ensuite, elle
s’assure qu’Hémon l’aime et qu’il voulait bien d’elle le soir où il l’a demandé
en
fiançailles. Enfin, elle lui fait jurer de partir sans poser de questions,
lorsqu’elle lui
aura avoué deux choses : sa venue de la veille pour se donner à lui et son
refus de
l’épouser.
· L’AVEU A ISMENE, « ISMENE, EST ENTREE, APPELANT […]
ANTIGONE ! »
Hémon est parti. Ismène
fait part à Antigone de ses peurs vis-à-vis de
l’enterrement de Polynice : elle craint que sa sœur aille quand même là-bas.
Ismène
essaye à nouveau de convaincre Antigone. Cette dernière avoue à Ismène qu’elle
l’a
déjà fait le matin même. Ismène est horrifiée. Toutes les deux sortent de
scène.
· LE GARDE ANNONCE LE DELIT A CREON, « CREON ENTRE […] LE
CHŒUR ENTRE. »
Un des trois gardes qui
gardent le cadavre, vient se présenté à Créon. Le garde
apeuré, tarde à dévoiler l’objet de sa venue. Il se justifie de leur manque
d’attention,
puis explique que le cadavre de Polynice a été légèrement recouvert. Ils
pensent
d’abord que le coupable est un enfant puisqu’ils ont retrouvé une petite pelle.
Créon le
renvoie auprès du corps et lui demande de rester là-bas et de ne rien dire sous
peine de
mort. Créon est las, et ne comprend pas qu’un enfant ait pu faire cela.
· LE CHŒUR ILLUSTRE CETTE TRAGEDIE, « LE CHŒUR […] ENFIN !
»
Le chœur explique que
cette pièce est une tragédie et que le moment où tout
bascule est arrivé.
· LE FLAGRANT DELIT D’ANTIGONE, « ANTIGONE EST ENTREE […]
LES GARDES SONT SORTIS, PRECEDES PAR LE PETIT PAGE.»
Antigone vient d’être
interpellée par les gardes en flagrant délit de recouvrement
du cadavre de son frère. Ils ne savent pas qui elle est et ne croit pas à son
identité. Les
gardes jubilent d’avoir arrêté la coupable et imaginent comment ils fêteront
cela.
Créon arrive et s’étonne de la présence d’Antigone. Les gardes expliquent à
Créon qu’ils l’ont arrêté alors qu’elle recouvrait le corps de Polynice. Créon
s’assure
des propos des gardes auprès d’Antigone. Celle-ci confirme et avoue que c’était
déjà
elle cette nuit. Créon demande aux gardes de sortir et de n’en parler à
personne jusqu’à
ce qu’il revienne les voir.
· L’AIDE DE CREON A ANTIGONE, « LES GARDES SONT SORTIS […] ISMENE, DANS UN
CRI. »
Dans un premier temps,
Créon veut protéger Antigone en faisant oublier son
crime. Il essaie ensuite de comprendre les motivations qui l’ont poussé à cela,
malgré
les peines encourues.
Dans un deuxième temps,
Créon pense qu’Antigone a fait cela en imaginant
qu’elle n’était pas punissable du fait de son statut. Créon comprend au fur et
à mesure
qu’Antigone, héroïne tragique, se joue du destin et attend la mort.
Dans un troisième temps, Créon tente de faire comprendre à Antigone que son
geste est absurde et qu’il les mène à une situation tragique : son oncle qui
l’aime,
devra lui donner la mort. Le roi de Thèbes se trouve dans une situation
politique
inconfortable : il ne peut ni enterrer Polynice, ni laisser Antigone le faire.
Il ne peut
que convaincre Antigone d’accepter d’être sauvée. Mais cette dernière, relie
cette
histoire, à une dimension sentimentale et familiale, plus que politique.
Créon décide alors de jouer sur les sentiments d’Antigone, et lui raconte
l’histoire de ses frères qu’elle ne connait pas. Antigone semble troublée et
Créon pense
l’avoir convaincu. Enfin, il termine en lui demandant de vivre dans le bonheur,
ce qu’elle réfute: comment trouver le bonheur, quand on s’appelle Antigone ? Le
ton monte, Créon lui demande de faire moins de bruit pour la protéger et éviter
que d’autres personnes ne soient au courant. Antigone n’en fait qu’à sa tête et
cherche à se faire entendre.
· L’ENGAGEMENT D’ISMENE, « ENTRE ISMENE. […]ANTIGONE !»
Ismène arrive auprès d’Antigone, et lui annonce qu’elle a réfléchi et
qu’elle veut
aller avec elle enterrer son frère. Antigone, dans sa colère, refuse : son avis
est trop
tardif. Antigone provoque Créon en utilisant les propos d’Ismène.
Déstabilisé, Créon
finit par la faire arrêter.
· LA REFLEXION DE CREON, « TU ES FOU, CREON […] HEMON, ENTRE EN CRIANT. »
A travers l’échange du
chœur avec Créon, celui-ci explique qu’Antigone connait
un destin tragique inexorable (il se justifie de sa condamnation).
· LA CRITIQUE D’HEMON A CREON, « PERE ! […] OUI, NOUS
SOMMES TOUCHES A MORT. »
Hémon tente de
convaincre son père de sauver Antigone. Créon lui explique qu’il
ne peut plus rien faire pour elle. Le peuple sait désormais ; il est obligé d’appliquer
la
loi. De plus, suite à la nouvelle, le peuple en liesse est aux portes du
palais. Hémon
déstabilisé par la situation sort précipitamment de la scène.
· LE PEUPLE PENETRE DANS LE PALAIS, ANTIGONE ATTEND SON
SORT, « CHEF ! […]ECOUTE… »
Créon part déloger le
peuple du palais, Antigone reste avec un des gardes. Ils se
mettent à discuter. Cette discussion banale (le statut militaire du garde)
cache un
véritable malaise.
· LA PEUR D’ANTIGONE, « ECOUTE… […] ET C’EST A QUI QU’ELLE
EST ADRESSEE ? »
Antigone se pose des
questions sur la mort et sur la façon dont elle va mourir. Le
garde reste sur un registre réaliste, traduisant son malaise. Il lui apprend
qu’elle va être
enterrée vivante à la sortie de la ville. Elle lui demande d’écrire une lettre
de sa part à Hémon et de lui donner quand elle sera morte. Le garde est
difficile à convaincre et décide d’utiliser sa propre écriture pour diminuer
les risques de punition. Antigone lui donne une bague en or en échange.
A travers la dictée du
texte, on constate qu’à ce moment-là Antigone a peur de
mourir et ne comprend pas comment elle en est arrivée là. Mais finalement,
Antigone
se ravise et demande au garde d’écrire seulement « pardon » pour que personne
ne
sache son ressenti.
· LE DENOUEMENT, « ALLEZ ! PAS D’HISTOIRES !
[…]FIN DE «
ANTIGONE ».
Le messager cherche
Eurydice et vient apprendre au spectateur qu’Antigone s’est
pendue dans la caverne où elle était emmurée vivante. Puis Hémon découvrant
ceci
s’est tué en se plantant son épée dans le ventre. Créon entre ensuite sur scène
et est avisé par le chœur que sa femme Eurydice
apprenant la nouvelle, s’est tranchée la gorge. Créon est désormais tout seul
avec son page. La vie continue pour lui, il part en Conseil. Le chœur conclu
l’histoire.

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